25 juin 2008
Un nouveau départ ou…quand on enchaîne départ et départ
Traverser un océan, survoler des montagnes ou prendre un train, un départ c’est un toujours un départ. La seule différence avec un voyage est le non retour. Quand on part en voyage c’est pour se détendre, se ressourcer, prendre de l’air ou du soleil ou s’enrichir culturellement. De même, les voyages à l’intérieur de soi permettent aussi de se ressourcer, de se découvrir même si, comme je disais, une partie de soi reste figée dans l’espace et dans le temps. Un départ est une vie qu’on quitte, une autre qui commence…Le pire est d’avoir un pied là et un autre là bas, sinon se trouver complètement là quand on est là et complètement là bas quand on est là est une chose difficile. C’est ce qui arrive dans les faits, n’empêche que la réalité psychologique des sujets est toute autre. Il suffit d'avoir le courage de plonger pour faire remonter les sensibilités tout en surface.
3 ans 7 mois sont passés depuis mon dernier départ. Là je repars à nouveau vers une nouvelle vie dans la nouvelle vie. Ce que je laisse derrière : la priorité aux nationaux, puis aux communautaires, puis aux Common Wealth puis aux OCDE, puis... ma position sur la liste ? je ne sais pas... si je viens derrière ou devant les avant derniers... mais ce qui est sûr c’est que je ne fais pas partie des premiers ni des seconds ni …pas la peine de continuer...
Qu’est ce que j’ai perdu ? du temps, de l’énergie et de l’espoir. Ce que j’ai gagné? la force? la persévérance? vivre la vie comme une lutte continue? mais qu'est ce que la vie finalement? un voyage ou un départ?
24 juin 2008
Les seuls au monde
Les seuls au monde ont brisé leurs chaînes
Se sont envolés et reviennent
Ils apprennent et retiennent
que la liberté…a de la peine
sans gêne ils reprennent
la fuite, le délire, la peine et l’appellent
idée…mais vidée de sens…ils attendent
guidés dans la nuit ils se laissent perdre
et moi...même si je me perds
je fini toujours par te retrouver
trouver la beauté…la magie du moment
qui t’emporte et te ramène
pour te dire que les chaînes
sont brisées mais qu’elles pèsent
si lourd qu’elles te retiennent
collé au sol, elles et toi
de ta force tu rames tu tires de l’avant
et tu reviens
passionné, fasciné tu passes tes journées à penser
à foncer à t’entraîner
par ta force tu leur donnes
envie de te suivre
tu ordonnes et tu abandonnes
ta force te quitte pour que tu t’en dorme
avec tes chaînes tu les gênes
tu te questionnes et ils te voient
te regardent mais ne comprennent pas
peut être tu ne comptes pas
on t’assommes de paroles et de discourettes
tu les avales
tu te lances et te balances en l’air
puis tu retiens ton souffle
la nuit tombe
la pluie tombe
le rideau tombe
et là à la tombe
tout se termine
tu te lèves, tu divagues, tu erres
tu galère peut être
mais d’autres derrière
attendent qu’on les libère
mais une seule pierre
ne peut briser toutes les chaînes.
28 mai 2008
De l'étranger à l'étranger
Depuis quelque temps, je pars de l’étranger vers l’étranger et je retourne de l’étranger à l’étranger et je me demande si c’était moi l’étranger ou les autres ?
Depuis quelques temps, je ne marche que sur des terres étrangères (endroits) et je fais tout « pour étrangers » (individus comme moi) : certificats pour étrangers, compte bancaire pour étrangers, carte d’identité pour étrangers…comme ça s’il m’arrive d’oublier et de faire comme si, on s’en charge bien de me rappeler mon statut de « non d’ici ». Pourtant, quand je m’adresse à n’importe quel guichet ou service pour demander des renseignements, on me répond comme si cela faisait des années que je suis là. Ce qui est complètement étrange pour moi. Je me demande si ce ne serait pas préférable de parler une langue étrangère à chaque étranger où je me trouve et avec le « non étranger » qui se trouve devant moi afin qu’il comprenne que je ne suis qu'un étranger. Comme ça si je suis en France je parlerai espagnol, en Espagne, l’anglais et en Angleterre, le français. Qu’en pensez-vous ?
24 janvier 2008
Ma Terre...où est ma Terre?
Ma terre
Je me souviens qu’enfant je jouais près des champs en restant toujours sur les bords par peur d’écraser ce qui y a été semé, je me souviens que j’étais proche de la terre, avec mes quelques centimètres à peine, je la voyais de plus près, je la touchais et j’en trouvais des petits trésors…maintenant, j’ai grandi plus haut que la terre, je suis plus loin de la terre, j’ai pris la mer, j’ai pris de l’air, j’ai volé et j’ai survolé cette terre et d’autres, j’ai respiré profondément…la liberté… mais je n’ai pas senti l’odeur de la terre, celle de Ma Terre…elle me manque.
Cette terre
Elle est verte et fleurie
Parfois j’y vois des vaches ou des brebis
Mais elle ne m’appartient pas
Je passe à côté
Et je la vois de loin
Jamais elle ne m’appartiendrait
Elle a ses propres maîtres
Elle
Moi…
J’ai ma propre terre
Elle ne m’appartient pas non plus
Mais un jour je lui appartiendrai
Elle est rouge et brune
Il n’y a plus d’arbres
Avant il y avait des amandiers
Des amendiers fleuris
Des amandes vertes et blanches en été
Il y avait des mambos et des figuiers
Des chumbos et des pêchiers
Cette terre
Oui cette terre
Où est ma Terre ?
Où suis-je ?
Après une quête de soi comme personne personnalisée (dans « Qui suis-je ? »), je me demande "où suis-je?" dans ce monde à la fois vaste et réduit ? où est ma place? n’est peut être pas ma question. A quelle terre j’appartiens? non plus. Je comprends ceux et celles qui disent avoir besoin d’appartenir ou d’avoir une identité ou culture. Mais, je pense que cette culture est là, l’identité aussi même si c’est un mélange de tout, caractérisé para l’absence de certains éléments de l’une ou de l’autre. Ce qui en fait une nouvelle culture et pourquoi pas une nouvelle identité. A-t-on peur de s’en inventer ou doit-on nécessairement adhérer ? et si on ne s’y retrouve pas ? cela voudrait-il dire qu’on est forcément en crise ? Ma réponse est non.
La terre est un élément assez important dans l’identité aussi bien individuelle que collective, encore faut-il faire la distinction entre ce dont à quoi ou à qui on s’identifie et ce que l’on est vraiment. Autrement dit, comment se définir soi même indépendamment de toute appartenance, loin dans un désert ou sur une autre planète. La terre est un élément dont on néglige le rôle édifiant dans une identité individuelle, je ne parle pas de pays mais bien de terre ou de terres. Ce dont à quoi nos ancêtres tenaient tellement et considéraient comme une valeur en soi, qu’il fallait défendre comme si c'était un membre de la famille, de la communauté ou de la tribu...
A vous!
07 janvier 2008
L'Auberge Espagnole...un film trop réel!
« Quand on arrive dans une ville on voit des rues en perspectives, des suites de bâtiments vides de sens, tout est inconnu, vierge…voilà, plus tard on aura habité cette ville, on aura marché dans ses rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ses bâtiments, on aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura pris 10, 20, 1000 fois… »
Je ne me lasserai jamais de répéter cette phrase, extraite du film L’auberge Espagnole, un film fort, marquant, où l’envie de se réaliser se mêle avec la joie de vivre et la tristesse des départs. La mise en évidence des stéréotypes est compensé par la difficulté du vivre ensemble : Une anglaise, un français, un allemand, un italien, une espagnole, une belge...tous sous le même toit, partagent les mêmes soucis et les mêmes désirs.
Ayant vécu en catalogne et fait une partie de mes études là bas, je me retrouve dans ce film, dans la scène du professeur qui refuse de donner son cours en Castillan, celle de la discussion postérieur avec des Catalans qui ne se lassent d’expliquer qu’ils sont une nation avec leur langue et leurs coutumes qui n’ont rien à voir avec les « corridas y los toros » ! et puis dans la scène de l’aéroport de Barcelone, là je ne peux compter combien de départs et d’arrivées…des départs à moi, des arrivées d’autres et des départs d’autres. A chaque fois, c’est le même scénario qui se répète, la même voix qui annonce sur le même ton, rien ne change, j’ai eu l’impression d’avoir vécu et revécu ces mêmes scènes 10, 20, 1000 fois…Barcelone est la ville de mes rêves, du film et de ma réalité. J’y vais, je repars, j’y retourne et je repars…un jour peut être j’y resterai. Mais, serai-je comme le héro à la fin du film, un étranger dans sa propre ville, qui erre parmi les touristes et les étrangers. On est tous des étrangers quelque part.
14 décembre 2007
Algo en español
Este poema fue escrito como una canción con un ritmo más bien hiphop. Os dejo descubrir su letra y ponerle el ritmo que os convenga.
Ah, si hay algún grupo hiphop que lo quiere cantar, por favor, no se olviden de los derechos de autorA. Gracias.
No quiero que me llames
Quiero que me ames
Sabes
Tu eres
el único que tienes
Las llaves de mi corazón
Están en un cajón
Las tuyas
Envueltas con razón
No dejes que te lleven
Las ondas de emoción
Siente
Piensa y describe la ilusión
Si dices que te vas
Se me parte el corazón
Me duele el alma
Y pienso con calma
Escuchas
Te resignas
Y te vas sin decir adiós
La suerte que me das
De vivir en toda paz
La suerte que te das
La buscabas
Pero no la encontrabas
Dime qué hago
Qué digo
Qué hondo…
Sería el mundo
Como un mar profundo
Nado y me hundo
Me ahogo
© 2007 elleluieteux
31 août 2007
Back from Scandinavia
I get lost in this image...
And I dream with these...

It was hard to be back
But I liked it
I was back in the time
For a while
And
I find it hard to wake up
I am still on that cloud over there
It takes me away
But brings me close again
03 août 2007
Me acuerdo de mi y de mil recuerdos...
Me acuerdo…
Me acuerdo de mi
De la niña que unos días yo fui
Me acuerdo de aquel día que no fui
Me acuerdo del frío y del sol
De aquella mirada que me asustó
Me acuerdo de ti y de mí
Del día y la noche
Me acuerdo de tu asombro
De unos días cercanos y otros lejanos
Me acuerdo de esta canción
De esta música y estos cantos
Estas palabras que saboreo
Como gotas de niebla
En una playa desierta
Me acuerdo de la hermosura
de la luz de la luna
de las noches de verano
en las montañas sin llano
Todo se ve desde lo alto
El cielo naranjo
Y la brisa del mar
El mar que me llevó
de orilla a orilla
Sobre sus olas me alejó
de la amargura y me dejó
cerca muy cerca
de mis sueños y de ti
Me abrigué contra el frío
Y me quedé
A contemplar las estrellas
A velar sin ellas
A pensar en ellas
Con ellas quiero estar
Por ellas quiero caminar
No, no me quiero sentar
Ni quiero parar ni dejar de andar
Este camino hasta el final
Me acuerdo...
y mi recuerdo son mil recuerdos
Sopla el viento
Se me corta el aliento
Voy y vengo
Se me alarga el tiempo
El mundo avanza
Y yo no me quedo
Voy navegando
Pero no alcanzo
El horizonte…está lejos
y cada vez se aleja más
20 juillet 2007
Une photo et un stylo gravé de ton nom...N.H
Le 20 août, le soir, 21h, rentrée du parc, rencontre avec N.H…
A un mois de cette date, je poste ce billet. J’avais tout noté et retrouvé mes notes le jour de mon départ, puis des années après. Pourquoi ? pourquoi aurais-je voulu éterniser une journée, en principe normale et courante, avant même de savoir ce qui allait se passer ?
Après cette longue balade et les photos ratées, comme si le destin aurait décidé d’avance de tout effacer et de ne laisser aucune instantanée, il y a eu pourtant cet instant que j’ai mémorisé en fermant les yeux de façon spontanée et involontaire. Pourquoi ? aurais-je su que plus jamais un instant comme celui-là n’allait se répéter ?
Le lendemain de la longue balade, c’était la sortie au bord de la Seine (ou était-ce la Saône ?) puis une longue soirée qui se prolongeat…je ne me souviens pas de quoi nous avions parlé pendant toutes ces heures, mais j’ai bien eu cette impression de quelqu’un qui s’ouvrait à moi, qui tentait de me dire tant de choses en un temps si court !
Ensuite, il y a eu les coups de téléphone qui ont continué à résonner dans ma tête des mois durant, le rendez-vous codé… 12-18…oui et non…à tout à l’heure…puis c’était à demain et…au revoir... à l’année prochaine peut être... ou était-ce à jamais ?
Je me souviens de cette dernière sortie au kiosque sur le point de fermer, la veille de mon départ…tu choisis les cartes postales et j’opte pour la vue de nuit et celle du brouillard. Pourquoi ? tout était-il si flou devant moi ?
De ce court voyage dans le passé, cette rencontre inattendue, je garde des pensées pour toi, des mots non dits, de l’espoir infini et du désespoir. J’ai gardé les deux postales, j’ai gardé mes notes et la musique que tu m’as prêtée et que j'ai gravée. Tu l'écoute encore?
J’ai aussi gardé la photo et le stylo gravé de ton nom...N.H! Sauf que ces deux-là, j’ai promis de te les rendre et je tiens ma promesse.
Je ne t’ai rien laissé, je sais. Pourquoi ? je ne sais pas. Aurais-je pensé te revoir bientôt ? me suis-je trompée ? ai-je rêvé ? n’ai-je pas pu voir que je n’étais qu’un évènement insignifiant dans ta vie, une simple rencontre, une coïncidence ? ai-je tort ou ai-je raison ?
Si seulement tu pouvais répondre à mes mille et une questions…Si seulement tu pouvais me lire…tu sauras que j’ai cherché à savoir que tu vas bien, je sais que tu es toujours là où on s'est rencontré, tu as peut être la chance de retourner au parc, de redescendre le pont ou de remonter la fourvière.
C’était l’un de mes premiers départs, lointains et planifiés, qui m’a amené jusqu’à toi, sans le prévoir, je t’ai rencontré…