Elle, lui et eux

Nous sommes deux amis qui voulons partager avec vous nos pensées. Chacun de nous aide l'autre à trouver l'inspiration et surtout le moral.

27 mars 2009

Quitter le paradis

La beauté des paysages que je vois défiler de la fenêtre de mon train, sous le soleil qui brille, même si la fumée de certaines cheminées et les arbres dépourvus de leur feuillage me rappellent le froid qui règne dehors en ces derniers jours d’hiver... Suis-je vraiment en train de quitter ce beau petit paradis où tout semble tracé à la règle et au centimètre près ? tout y est bien pensé et on y a pensé à tout. Si bien organisé et si propre qu’on n’ose même pas se demander comment ? Comment ? lavage au savon et à l'eau... Si abondante qu’on ne pense même pas (pas encore) la fermer à clé dans des banques privées. Le drapeau à la croix blanché se dresse sur les terrasses, dans les cours, les petits et les grands jardins... Suis-je en train du partir ou d’arrivée ? Je n’en sais plus rien du moment que je n’ai pas raté mon train et que je puisse redevenir translucide et traverser ce mur qui se dresse devant moi...Derrière ce mur, la liberté...la voie tracée et retracée, la vie!

Depuis quand devoir quitter un paradis n'est-il pas vécu comme une pénitence? Etre enfermé dans un paradis et vivre dans un paradis, ce n'est pas pareil. Pour une simple bouffée d'air, l'être humain est prêt à s'envoler et à descendre sur terre. Et c'est pour ça que bien avant, bien d'autres sont descendus d'un autre paradis, aussi beau mais grand, aussi vert, aussi bleu et aussi rouge!

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26 mars 2009

La vida

Esta vida tan cruel y desafiante, bella y dura, nos hace sufrir con su hermosura, nos cautiva y castiga, nos atrae y nos empuja hacia al vacío. Nos enfrentamos a ella cada día y nos cuesta creer que nos engaña. Con sus encantos nos gusta vivir y de repente nos hace reír cuando luego nos hace arrepentir. ¡Qué manera tan extraña de hacernos sentir tan a gusto con ella, tan rebeldes contra ella! ¡Qué manera tan extraña de ser nosotros nada sin ella, de ser ella nada sin nosotros, pero aún, ¿existiría una vida sin personas? ¿está la vida de uno ahí, sin él? O es que la vida no es nunca impersonal sino que es siempre la vida de uno, singular, única?

Sea como sea, esta es la vida!

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Le silence des mots

Il y a des moments où on ne trouve plus les mots pour exprimer quoique ce soit, où on est amené par la cruauté de la réalité et l’indignation extrême vis-à-vis de tout y compris le non sens des mots dits, le manque de sens et le vide créé autour de sujets devenus stériles. Tant on en parle qu’on atteint la saturation et la satiété sans pour autant que l’essentiel ne soit jamais dit. On tourne en rond, la discussion n’avance plus et pourtant, on continue à jazzer! C’est en ces moments là que certains optent pour le silence, chose que ce blog ne peut pas faire. Comme il a été silencieux pendant si longtemps, il a fallu écrire ces mots pour exprimer ce silence qui est finalement un silence voulu des mots.

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02 septembre 2008

Pour ceux qui cherchent une défintion... José Luis Perales cantando el amor

El amor es una gota de agua en un cristal,

es un paseo largo sin hablar,

es una fruta para dos

El amor es un espacio donde no hay lugar

para otra cosa que no sea amar,

es algo entre tú y yo

El amor es llorar cuando nos dice adios,

el amor es soñar oyendo una canción,

el amor es besar poniendo el corazón,

es perdornarme tú y comprenderte yo

El amor es parar el tiempo en el reloj,

es buscar un lugar donde escuchar tu voz

El amor es crear un mundo entre los dos

es perdonarme tú y comprenderte yo

El amor es una boca con sabor a miel,

es una lluvia en el atardecer,

es un paragüas para dos

El amor es un espacio donde no hay lugar

para otra cosa que no sea amar,

es algo entre tú y yo

El amor es llorar cuando nos dice adios,

el amor es soñar oyendo una canción,

el amor es besar poniendo el corazón,

es perdonarme tú y comprenderte yo

El amor es parar el tiempo en un reloj,

es buscar un lugar donde escuchar tu voz,

el amor es crear un mundo entre los dos,

es perdonarme tú y comprenderte yo

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12 août 2008

Des pensées aux mots

Aujourd’hui on a peur de demain, demain on a peur de l’après demain…peur de tomber malade, peur d’être trop fatigué, peur de ne pas dormir la nuit, peur de ne pas se réveiller le matin, peur de ne pas être à l’heure, de ne pas être là, peur de râter le train, le bus, le rendez-vous... mais après ? le rêve continue, la porte se referme, le train avance, quitte la gare…place aux pensées, aux mots, aux lettres qui se bousculent, se mettent en file, et se distinguent l’une de l’autre… l’une après l’autre… le train s’arrête puis repart. La première, la deuxième, la troisième, puis la quatrième gare. Le rêve continue, il s’éloigne, pas moyen de l’arrêter, la montre tictaque, puis sonne, je me réveille… où suis-je ? mais où suis-je vraiment ? suis-je là où je dois être, là où j’aurais dû être, là où je veux être, là où je peux être ? « devoir » ? c’est quoi ça ?: « Moi, il n’y a jamais rien que je DOIS faire » j’entends dire un jour. Je reste perplexe…notion abolie du langage ? « je fais les choses parce que j’ai envie de les faire ». Tiens ! ça c’est nouveau pour moi. Le sacrifice…en voilà une autre notion en cours d’être abolie : « Je n’aime pas ce mot » j’entendis dire un autre jour. Perplexe à nouveau, je me demande : pourquoi ces mots sont-ils encore dans le dictionnaire ? Plongée dans mes pensées, on me dit:

« Mais, pourquoi ne dites-vous jamais rien ? », « ah, euhhh… bon… je ne savais pas que je devais parler, dois-je parler ?... » « non, vous pouvez parler ». Ah, super ! finalement ce n’est pas aussi dur que ça de parler ! on nous y invite même et on n’a pas peur, on n’a pas peur de dire, pas peur de penser, pas peur de réussir, pas peur d’échouer, pas peur de partir, pas peur de rester…Pourtant, on ne parle que des fuites de cerveaux…des cerveaux qui pensent sans doute…mais pourquoi ne parle-t-on pas des plumes qui écrivent, ni des bouches qui parlent. Ce serait quand même drôle de dire que des bouches bavardes quittent le pays pour aller parler ailleurs!!!

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25 juin 2008

Un nouveau départ ou…quand on enchaîne départ et départ

Traverser un océan, survoler des montagnes ou prendre un train, un départ c’est un toujours un départ. La seule différence avec un voyage est le non retour. Quand on  part en voyage c’est pour se détendre, se ressourcer, prendre de l’air ou du soleil ou s’enrichir culturellement. De même, les voyages à l’intérieur de soi permettent aussi de se ressourcer, de se découvrir même si, comme je disais, une partie de soi reste figée dans l’espace et dans le temps. Un départ est une vie qu’on quitte, une autre qui commence…Le pire est d’avoir un pied là et un autre là bas, sinon se trouver complètement là quand on est là et complètement là bas quand on est là est une chose difficile. C’est ce qui arrive dans les faits, n’empêche que la réalité psychologique des sujets est toute autre. Il suffit d'avoir le courage de plonger pour faire remonter les sensibilités tout en surface.

3 ans 7 mois sont passés depuis mon dernier départ. Là je repars à nouveau vers une nouvelle vie dans la nouvelle vie. Ce que je laisse derrière : la priorité aux nationaux, puis aux communautaires, puis aux Common Wealth puis aux OCDE, puis... ma position sur la liste ? je ne sais pas... si je viens derrière ou devant les avant derniers... mais ce qui est sûr c’est que je ne fais pas partie des premiers ni des seconds ni …pas la peine de continuer...

Qu’est ce que j’ai perdu ? du temps, de l’énergie et de l’espoir. Ce que j’ai gagné? la force? la persévérance? vivre la vie comme une lutte continue? mais qu'est ce que la vie finalement? un voyage ou un départ?

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24 juin 2008

Les seuls au monde

Les seuls au monde ont brisé leurs chaînes

Se sont envolés et reviennent

Ils apprennent et retiennent

que la liberté…a de la peine

sans gêne ils reprennent

la fuite, le délire, la peine et l’appellent

idée…mais vidée de sens…ils attendent

guidés dans la nuit ils se laissent perdre

et moi...même si je me perds

je fini toujours par te retrouver

trouver la beauté…la magie du moment

qui t’emporte et te ramène

pour te dire que les chaînes

sont brisées mais qu’elles pèsent

si lourd qu’elles te retiennent

collé au sol, elles et toi

de ta force tu rames tu tires de l’avant

et tu reviens

passionné, fasciné tu passes tes journées à penser

à foncer à t’entraîner

par ta force tu leur donnes 

envie de te suivre

tu ordonnes et tu abandonnes

ta force te quitte pour que tu t’en dorme

avec tes chaînes tu les gênes

tu te questionnes et ils te voient

te regardent mais ne comprennent pas

peut être tu ne comptes pas

on t’assommes de paroles et de discourettes

tu les avales

tu te lances et te balances en l’air

puis tu retiens ton souffle

la nuit tombe

la pluie tombe

le rideau tombe

et là à la tombe

tout se termine

tu te lèves, tu divagues, tu erres

tu galère peut être

mais d’autres derrière

attendent qu’on les libère

mais une seule pierre

ne peut briser toutes les chaînes.

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28 mai 2008

De l'étranger à l'étranger

Depuis quelque temps, je pars de l’étranger vers l’étranger et je retourne de l’étranger à l’étranger et je me demande si c’était moi l’étranger ou les autres ?

Depuis quelques temps, je ne marche que sur des terres étrangères (endroits) et je fais tout « pour étrangers » (individus comme moi) :  certificats pour étrangers, compte bancaire pour étrangers, carte d’identité pour étrangers…comme ça s’il m’arrive d’oublier et de faire comme si, on s’en charge bien de me rappeler mon statut de « non d’ici ». Pourtant, quand je m’adresse à n’importe quel guichet ou service pour demander des renseignements, on me répond comme si cela faisait des années que je suis là. Ce qui est complètement étrange pour moi. Je me demande si ce ne serait pas préférable de parler une langue étrangère à chaque étranger où je me trouve et avec le « non étranger » qui  se trouve devant moi  afin qu’il comprenne que je ne suis qu'un étranger. Comme ça si je suis en France je parlerai espagnol, en Espagne, l’anglais et en Angleterre, le français. Qu’en pensez-vous ?

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24 janvier 2008

Ma Terre...où est ma Terre?

Ma terre

Je me souviens qu’enfant je jouais près des champs en restant toujours sur les bords par peur d’écraser ce qui y a été semé, je me souviens que j’étais proche de la terre, avec mes quelques centimètres à peine, je la voyais de plus près, je la touchais et j’en trouvais des petits trésors…maintenant, j’ai grandi plus haut que la terre, je suis plus loin de la terre, j’ai pris la mer, j’ai pris de l’air, j’ai volé et j’ai survolé cette terre et d’autres, j’ai respiré profondément…la liberté… mais je n’ai pas senti l’odeur de la terre, celle de Ma Terre…elle me manque.

Cette terre

Elle est verte et fleurie

Parfois j’y vois des vaches ou des brebis

Mais elle ne m’appartient pas

Je passe à côté

Et je la vois de loin

Jamais elle ne m’appartiendrait

Elle a ses propres maîtres

Elle

Moi…

J’ai ma propre terre

Elle ne m’appartient pas non plus

Mais un jour je lui appartiendrai

Elle est rouge et brune

Il n’y a plus d’arbres

Avant il y avait des amandiers

Des amendiers fleuris

Des amandes vertes et blanches en été

Il y avait des mambos et des figuiers

Des chumbos et des pêchiers

Cette terre

Oui cette terre

Où est ma Terre ?


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Où suis-je ?

Après une quête de soi comme personne personnalisée (dans « Qui suis-je ? »), je me demande "où suis-je?" dans ce monde à la fois vaste et réduit ? où est ma place? n’est peut être pas ma question. A quelle terre j’appartiens? non plus. Je comprends ceux et celles qui disent avoir besoin d’appartenir ou d’avoir une identité ou culture. Mais, je pense que cette culture est là, l’identité aussi même si c’est un mélange de tout, caractérisé para l’absence de certains éléments de l’une ou de l’autre. Ce qui en fait une nouvelle culture et pourquoi pas une nouvelle identité. A-t-on peur de s’en inventer ou doit-on nécessairement adhérer ? et si on ne s’y retrouve pas ? cela voudrait-il dire qu’on est forcément en crise ? Ma réponse est non.

La terre est un élément assez important dans l’identité aussi bien individuelle que collective, encore faut-il faire la distinction entre ce dont à quoi ou à qui on s’identifie et ce que l’on est vraiment. Autrement dit, comment se définir soi même indépendamment de toute appartenance, loin dans un désert ou sur une autre planète. La terre est un élément dont on néglige le rôle édifiant dans une identité individuelle, je ne parle pas de pays mais bien de terre ou de terres. Ce dont à quoi nos ancêtres tenaient tellement et considéraient comme une valeur en soi, qu’il fallait défendre comme si c'était un membre de la famille, de la communauté ou de la tribu...

A vous!

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