Elle, lui et eux

Nous sommes deux amis qui voulons partager avec vous nos pensées. Chacun de nous aide l'autre à trouver l'inspiration et surtout le moral.

04 juillet 2008

Lits et lits

Voyages et voyages,
terres et terres,
hommes et femmes,
nouveaux.

Rivière et barrage,
pères et mères,
solitude s'enflamme,
de nouveau.

Charpente et bardage,
temps sévères,
la foule acclame,
le renouveau.

Tout le temps je lis,
ma misère dans le chemin,
Malheur de changer son lit,
aux caprices du destin.

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10 janvier 2008

Quand la solitude s’impose…

Se trouver seul géographiquement est une chose, être dans la solitude face à une situation qui ne concerne que soit et qui ne peut être résolue que par soi même est autre chose. Dans ce genre de solitude on n’a pas besoin des autres pour leur raconter ce qui nous arrive, leur demander conseil est un peu tardif, d’autant plus que leur jugement est connu d’avance, c’est le même qu’on a de soi peut être ! Leur support ? aussi nécessaire est-il qu’on n’ose le demander. Une vraie solitude est celle qu’on ressent face à un problème qu’on se doit et se propose de résoudre soi même et par soi-même. Quand on veut se prouver capable de faire face au danger, prêt à mener une bataille et de la gagner. Seul on est dans sa lutte interne pour se débarrasser de ses craintes, d’aller vers l’avant et de se lancer dans l’inconnu. Comme disait quelqu’un l’apprentissage est un processus solitaire. Entre ceux qui nous enseignent et ceux qui veulent qu’on apprenne, finalement, c’est à nous et à nous seuls d’apprendre ou ne pas apprendre.

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28 septembre 2007

La télévision marocaine et le formatage

Paradoxalement, nous payons nos chaines de télévision doublement par les subventions de l’état et par la taxe additive à la consommation électrique, et elle ne rend pas le service public, pire, elle ne plait à personne.

Nos chaines de télévision émettent des programmes ennuyeux ( voir sondage sur www.menara.ma ), de la comédie qui ne fait pas rire, des informations qui ne nous informe que pour nous jeter dans l’ambiguïté.

Le service public, dans les émissions audiovisuel comme ailleurs, doit assurer un minimum au contribuable de la nécessité. Nos chaines adorent nous prendre pour abrutis et persistent à choisir à notre place. A l’image des années de plomb, la télévision chez nous bafoue nos droits élémentaires à l’information et au divertissement. Pire, le choix des informations à traiter dans les journaux télévisés formatent une grande franche de la population. A l’appuie, le traitement télévisuel des événements de Sefrou : Selon la télé payé par nos soins, « la culture de la contestation est étrangère au corps marocain » ! Et comment le Maroc a évolué d’un régime totalitaire absolu à une ouverture relative ? Et nos militants torturés dans les années de plomb, ont-ils été importés ?

Le 07 Septembre 2007, le journal de 20h commence avec la visite royale de l’aéroport de Casa inaugurant le second quai. Est-ce que cette information passe avant les élections du même jour ? Comment voulez-vous que les citoyens donnent crédit au jeu politique si les média public du Makhzen considèrent que la politique des urnes est secondaire dans le traitement de l’information le jour même des élections ?

Osons-nous vers la privatisation de ces télévisons ? Etant socialo, mais vues les prouesses réalisées par les stations radio privées dans l’écoute du citoyen au quotidien et la création du débat est un phénomène à prendre en considération. Au moins cette privatisation va nous prémunir du formatage que l’on subit depuis belle lurette, qu’il garantira le minimum syndical du service public et qu’il nous débarrassera des phrases de Mustapha Alaoui commentant les activités royales.

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19 juin 2007

Histoire, Act 3

A 7 heures du matin, à la gare, Youssef, notre héros, achète son journal et rentre au quai attendre son train. Il aperçoit la dame d’hier rentrer. Elle ne le voit pas. Le train arrive, il se gare, notre homme s’approche de la porte où elle va monter, elle s’assoit, il se précipite vers le siège d’en face et lui dit avec un ton souriant : « Bonjour, c’est encore moi ».

Un sourire de chérubin s’installe sur son visage, elle lui tend la main, le salue avec chaleur et le temps s’arrête le moment où leurs mains se tiennent.

Elle : Vous prenez le train d’ici tous les jours docteur ?

Lui : En effet, j’habite à Rabat et je travaille à Casa. Appelez-moi Youssef, je ne vous ai pas demandé votre nom hier ?

Elle : Siham, je m’appelle Siham.

Lui : Ravi lalla Siham, vous avez un joli prénom.

Elle : Merci, et vous vous appelez comme mon petit frère.

Lui : Quel honneur.

Le silence se dessine à nouveau, il fait semblant de lire son journal, elle fouille dans son sac à main, de temps à autre, chacun jette un regard discret sur l’autre, une sorte de fixation pour mémoire.

Lui, en souriant : Vous acceptez que je sois un des cas que vous traitez dans votre recherche ?

Elle, en pensant qu’il se moque d’elle : Oui, pourquoi pas. Vous êtes originaire de Rabat ?

Lui : Non, ma famille est d’origine fassie.

Elle, avec les boules : Je vois.

Lui : Et vous ?

Elle : Moi, je suis du Rif.

Elle sent tous les discours sur la fassis remonter à la surface. Il est exactement le profil qu’elle a toujours imaginé : un fassi, bien tiré, médecin,… Toutes ces histoires sur Allal El fassi, sur l’indépendance, sur les richesses, … se déroulent devant elle.

Lui : Ok, je vois.

Elle : Vous voyez quoi ?

Lui : Une façon de parler. Qu’avez-vous ?

Elle : Rien. Nous sommes arrivés.

Lui : Oui, Vous prendrez le même train qu’hier en retour ?

Elle : Oui.

Lui : Je vous attendrai, si cela ne vous dérange pas. Tu pourras m’étudier un peu plus.

Elle : Ok. Bonne journée.

Lui : Bonne journée.

Ils descendent du train. Chacun marche vers la porte, ils ne se voient plus entre la foule.

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12 juin 2007

Histoire, Act 1

Elle est assise sur un banc, lisant un livre sur la sociologie. Les cheveux longs, le visage clair, une belle posture, un teint profond, des lunettes teintées de noir, les mains crispées. De son grand sac à main, elle sort un téléphone et parle d’un air serein, doux mais imposant.

Sur la banquette d’en face, un homme irrité, le visage pale, les yeux branchés sur son journal. Il la regarde avec air attentif. Une impression du déjà vue.

Le son de la dame de la gare annonce l’arrivée imminente du train. La dame se lève, son téléphone toujours collé à l’oreille, notre homme range son journal et se met debout. Le train s’arrête et la porte s’ouvre, la dame monte l’escalier, il la suit s’installent dans le même compartiment.

La dame enlève un moment ses lunettes, et là leurs regards se croisent.

Lui : Vous êtes sociologue ?

Elle : Oui, en effet.

Lui : c’est bien.

Elle ; Et vous ?

Lui : Je suis médecin.

Un sourire instantané se dessine sur les deux visages, un dialogue profond et riche se maintient entre les deux personnes évanouies dans le plaisir de l’instant. Le temps n’a plus de valeur, leurs yeux brillaient de transcendance de temps et d’espace. Un silence doux s’empare de l’ambiance, des regards volés de l’un pour l’autre, le train avance.

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24 mai 2007

La peur de la peur

Les idéaux de liberté, de démocratie, d'égalité, ... on en a cru substatiellement. On s'est toujours dit qu'un jour, tout le monde y adhèrera.

Après la chute du camps communiste soviétique, nous avons cru, avec abrutisme intellectuel, que ces idéaux vont être établis et rétablis dans le monde. Plus de peur, plus de menace, plus de guerre, plus de concurrence. Lueur. L'unipolarité est aussi la dictature d'un seul modèle. W Bush l'a dit clairement après le 11 Septembre 2001 : "avec nous ou contre nous". Ce "Nous" dénotent les américains, plutôt la gente présidentielle, mais surtout ceux qui pensent le monde à leur façon. Il s'est habillé de missionnaire, le Messie qui répandra la démocratie, la paix au monde, mais à partir des porte-avions, des avions de chasses et autres armes de dissuasion massives.

Aujourd'hui, nous avons peur. Mais encore, la grande peur est aussi la peur de la peur. On panique, on établit les lois les plus liberticide. Désormais, chaque pays s'est muni de sa propre loi antiterroriste. Bien que chez nous, j'ai applaudit l'essence et la finalité d'un telle loi, visant à prémunir le citoyen contre le mal extrémistes, ces législations sont susceptibles de vous envoyer en-dessous des enfers pour une blague avec un ami au téléphone, ou un excès de zèle d'un agent de sécurité.

Devrions nous permettre, au nom de la peur, de violer notre spécificité humaine, notre intimité profonde? Laissons nous cette escalade nous priver de droits arrachés par le sang de milliers de militants?

Il n'est plus dangereux que la peur de la peur!

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18 mai 2007

Lumière

Notre héritage culturel, civilisationnel, social, ... est en train d'être entaché chaque jour par des obscurantistes.

Les valeurs de la réflexion, de la contemplation, de la pensée, ... sont devenues de plus en plus bannies au profit de la pensée unique. Nous sommes aussi les héritiers d'Averroès, d'Avicenne, d'Arrazi, d'Ibn Battouta, d'Aljaber, d'Achabbi, de Mahfouz,... des penseurs qui ont contribué à la pensée humaine et à la civilisation.

Quelle est la part de la pensée dans notre société? Nos penseurs, de plus en plus rares, ou en exil, ou opprimés, n'ont plus de courroie de transmission avec les citoyens lambda. Par contre, ceux qui s'imposent et imposent leur convictions sont surtout les gens qui croient à l "pensée" ( car je ne croix pas qu'ils pensent ) unique. Ceci est correct, cela est incorrect, c'est comme ça!!

A quand notre réveil? A quand notre rennaissance? Quand je reçois des emails du genre "si tu envoies ceci à 10 personnes, tu auras 10.000 Hassana ( quelle précision ) et si tu l'igore ta vie deviendra noire..." de la part de personnes cultivées, instruits, mateux, ... je me dis finalement nous ne sommes pas en bonne santé  culturelle. Quand je vois le taux de lecture et le taux de remplissage des cinémas et théatres et leurs nombres, je me demande si nous sommes finalement dans l'actualité civilisationnelle.

Que la lumière brille sur nos cieux!

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16 mai 2007

Lui

L'idée est venue comme ça, on en parle et puis soudain, on découvre qu'on partage cette envie d'écrire.

Nous sommes deux amis, qui partageons beaucoup de valeurs, beaucoup de passions, beaucoup de temps, mais aussi, nous sommes différents, nous pensons différamment, nous habitons loin l'un de l'autre.

Nous vous invitons à découvrir cette aventure, laquelle nous ne savons pas comment et de quoi elle sera faite.

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