23 juillet 2009
Magnifique!
Dans la vie, très contraignante, trop encombrante, entre soumission et émancipation, il n'est pas toujours évident de faire ce que l'on souhaite, ce que l'on aime. Surpasser tout ceci pour se retrouver dans un moment "volé" dans le train de vie "normale" est un signe de l'Homme. Une clarté remarquable du ciel, un univers rose et parfumé. Peu importe le lieu, aucune importance au temps. Le plus important est de vivre la densité de la rencontre et la chaleur des retrouvailles. Esquisser les sentiments, dessiner les émotions, dresser la vision et ... trouver un équilibre, serein, une quiétude, le souffle.
Il est des instants qui n'ont pas de valeur. Il est des moments que l'on souhaite durer éternellement. Le triomphe sur la géographie, la temporalité, ... est une qualité humaniste.
Elle menaçait de chasser Lui de ce blog. Elle ne l'a jamais fait. Lui promettait d'être plus régulier, il ne l'a pas été. Peu importe. Elle et Lui souhaitent partager avec eux un bonheur immense qu'ils ont vécu.
05 avril 2009
Happy life!
As life is made up not only of successive successes, long life happiness, and endless affection. As in life we are up to deal with our unsuccessfulness, intermittent sadness, and moments of emptiness…what about accepting all of it as part of life…not as accidents? What about not suffering from bad feelings? If it is simply because we don’t want them to happen, then what about ignoring them?
If we could simply not think that we could be happy when we are not, then our sadness may be less…or may disappear.
You may say I could go on holidays any time. You may say I’d like to finish due works well in advance, I hate doing things on the last minute. You will still wish it were possible and be sad to realize that it is not. Well, it is not.
Life is the time we live not the one we wish to live...and it’s hard to be here but, it is harder to be where I wish to be. Why is there no Mahjar poets anymore?
04 avril 2009
On est toujours l'étranger de quelqu'un
Ils sont venus ici comme réfugiés économiques. Paysans, ouvriers, mais aussi commerçants ou entrepreneurs, ils ont progressivement pris racine, contribuant au développement et à la prospérité de la région - après avoir profité d'une sorte de libre circulation des personnes. Ils ont été assez mal vus, puis juste tolérés, mais ont fini par se faire accepter, se fondant dans une société dont nul n'aurait encore l'idée de contester leur présence. Ils ont eu maille à partir avec les autorités : l'un d'eux - un meneur dont le pouvoir ne parvenait pas à faire façon - a été cueilli à son domicile par les gendarmes qui l'ont reconduit manu militari à la frontière. Il était peut-être menotté; on ne connaît pas les détails. Ils... des demandeurs d'asile, des sans-papiers, des migrants des temps modernes ? Non. C'étaient des protestants bernois qui, au XIXe siècle, sont venus s'installer en terres fribourgeoises et catholiques. Quant à la frontière, elle devait se situer du côté de Flamatt. On est toujours l'étranger de quelqu'un.
Source: www.laliberté.ch
27 mars 2009
Quitter le paradis
La beauté des paysages que je vois défiler de la fenêtre de mon train, sous le soleil qui brille, même si la fumée de certaines cheminées et les arbres dépourvus de leur feuillage me rappellent le froid qui règne dehors en ces derniers jours d’hiver... Suis-je vraiment en train de quitter ce beau petit paradis où tout semble tracé à la règle et au centimètre près ? tout y est bien pensé et on y a pensé à tout. Si bien organisé et si propre qu’on n’ose même pas se demander comment ? Comment ? lavage au savon et à l'eau... Si abondante qu’on ne pense même pas (pas encore) la fermer à clé dans des banques privées. Le drapeau à la croix blanché se dresse sur les terrasses, dans les cours, les petits et les grands jardins... Suis-je en train du partir ou d’arrivée ? Je n’en sais plus rien du moment que je n’ai pas raté mon train et que je puisse redevenir translucide et traverser ce mur qui se dresse devant moi...Derrière ce mur, la liberté...la voie tracée et retracée, la vie!
Depuis quand devoir quitter un paradis n'est-il pas vécu comme une pénitence? Etre enfermé dans un paradis et vivre dans un paradis, ce n'est pas pareil. Pour une simple bouffée d'air, l'être humain est prêt à s'envoler et à descendre sur terre. Et c'est pour ça que bien avant, bien d'autres sont descendus d'un autre paradis, aussi beau mais grand, aussi vert, aussi bleu et aussi rouge!
26 mars 2009
La vida
Esta vida tan cruel y desafiante, bella y dura, nos hace sufrir con su hermosura, nos cautiva y castiga, nos atrae y nos empuja hacia al vacío. Nos enfrentamos a ella cada día y nos cuesta creer que nos engaña. Con sus encantos nos gusta vivir y de repente nos hace reír cuando luego nos hace arrepentir. ¡Qué manera tan extraña de hacernos sentir tan a gusto con ella, tan rebeldes contra ella! ¡Qué manera tan extraña de ser nosotros nada sin ella, de ser ella nada sin nosotros, pero aún, ¿existiría una vida sin personas? ¿está la vida de uno ahí, sin él? O es que la vida no es nunca impersonal sino que es siempre la vida de uno, singular, única?
Sea como sea, esta es la vida!
Le silence des mots
Il y a des moments où on ne trouve plus les mots pour exprimer quoique ce soit, où on est amené par la cruauté de la réalité et l’indignation extrême vis-à-vis de tout y compris le non sens des mots dits, le manque de sens et le vide créé autour de sujets devenus stériles. Tant on en parle qu’on atteint la saturation et la satiété sans pour autant que l’essentiel ne soit jamais dit. On tourne en rond, la discussion n’avance plus et pourtant, on continue à jazzer! C’est en ces moments là que certains optent pour le silence, chose que ce blog ne peut pas faire. Comme il a été silencieux pendant si longtemps, il a fallu écrire ces mots pour exprimer ce silence qui est finalement un silence voulu des mots.
02 septembre 2008
Pour ceux qui cherchent une défintion... José Luis Perales cantando el amor
El amor es una gota de agua en un cristal,
es un paseo largo sin hablar,
es una fruta para dos
El amor es un espacio donde no hay lugar
para otra cosa que no sea amar,
es algo entre tú y yo
El amor es llorar cuando nos dice adios,
el amor es soñar oyendo una canción,
el amor es besar poniendo el corazón,
es perdornarme tú y comprenderte yo
El amor es parar el tiempo en el reloj,
es buscar un lugar donde escuchar tu voz
El amor es crear un mundo entre los dos
es perdonarme tú y comprenderte yo
El amor es una boca con sabor a miel,
es una lluvia en el atardecer,
es un paragüas para dos
El amor es un espacio donde no hay lugar
para otra cosa que no sea amar,
es algo entre tú y yo
El amor es llorar cuando nos dice adios,
el amor es soñar oyendo una canción,
el amor es besar poniendo el corazón,
es perdonarme tú y comprenderte yo
El amor es parar el tiempo en un reloj,
es buscar un lugar donde escuchar tu voz,
el amor es crear un mundo entre los dos,
es perdonarme tú y comprenderte yo
12 août 2008
Des pensées aux mots
Aujourd’hui on a peur de demain, demain on a peur de l’après demain…peur de tomber malade, peur d’être trop fatigué, peur de ne pas dormir la nuit, peur de ne pas se réveiller le matin, peur de ne pas être à l’heure, de ne pas être là, peur de râter le train, le bus, le rendez-vous... mais après ? le rêve continue, la porte se referme, le train avance, quitte la gare…place aux pensées, aux mots, aux lettres qui se bousculent, se mettent en file, et se distinguent l’une de l’autre… l’une après l’autre… le train s’arrête puis repart. La première, la deuxième, la troisième, puis la quatrième gare. Le rêve continue, il s’éloigne, pas moyen de l’arrêter, la montre tictaque, puis sonne, je me réveille… où suis-je ? mais où suis-je vraiment ? suis-je là où je dois être, là où j’aurais dû être, là où je veux être, là où je peux être ? « devoir » ? c’est quoi ça ?: « Moi, il n’y a jamais rien que je DOIS faire » j’entends dire un jour. Je reste perplexe…notion abolie du langage ? « je fais les choses parce que j’ai envie de les faire ». Tiens ! ça c’est nouveau pour moi. Le sacrifice…en voilà une autre notion en cours d’être abolie : « Je n’aime pas ce mot » j’entendis dire un autre jour. Perplexe à nouveau, je me demande : pourquoi ces mots sont-ils encore dans le dictionnaire ? Plongée dans mes pensées, on me dit:
« Mais, pourquoi ne dites-vous jamais rien ? », « ah, euhhh… bon… je ne savais pas que je devais parler, dois-je parler ?... » « non, vous pouvez parler ». Ah, super ! finalement ce n’est pas aussi dur que ça de parler ! on nous y invite même et on n’a pas peur, on n’a pas peur de dire, pas peur de penser, pas peur de réussir, pas peur d’échouer, pas peur de partir, pas peur de rester…Pourtant, on ne parle que des fuites de cerveaux…des cerveaux qui pensent sans doute…mais pourquoi ne parle-t-on pas des plumes qui écrivent, ni des bouches qui parlent. Ce serait quand même drôle de dire que des bouches bavardes quittent le pays pour aller parler ailleurs!!!
04 juillet 2008
Lits et lits
Voyages et voyages,
terres et terres,
hommes et femmes,
nouveaux.
Rivière et barrage,
pères et mères,
solitude s'enflamme,
de nouveau.
Charpente et bardage,
temps sévères,
la foule acclame,
le renouveau.
Tout le temps je lis,
ma misère dans le chemin,
Malheur de changer son lit,
aux caprices du destin.
25 juin 2008
Un nouveau départ ou…quand on enchaîne départ et départ
Traverser un océan, survoler des montagnes ou prendre un train, un départ c’est un toujours un départ. La seule différence avec un voyage est le non retour. Quand on part en voyage c’est pour se détendre, se ressourcer, prendre de l’air ou du soleil ou s’enrichir culturellement. De même, les voyages à l’intérieur de soi permettent aussi de se ressourcer, de se découvrir même si, comme je disais, une partie de soi reste figée dans l’espace et dans le temps. Un départ est une vie qu’on quitte, une autre qui commence…Le pire est d’avoir un pied là et un autre là bas, sinon se trouver complètement là quand on est là et complètement là bas quand on est là est une chose difficile. C’est ce qui arrive dans les faits, n’empêche que la réalité psychologique des sujets est toute autre. Il suffit d'avoir le courage de plonger pour faire remonter les sensibilités tout en surface.
3 ans 7 mois sont passés depuis mon dernier départ. Là je repars à nouveau vers une nouvelle vie dans la nouvelle vie. Ce que je laisse derrière : la priorité aux nationaux, puis aux communautaires, puis aux Common Wealth puis aux OCDE, puis... ma position sur la liste ? je ne sais pas... si je viens derrière ou devant les avant derniers... mais ce qui est sûr c’est que je ne fais pas partie des premiers ni des seconds ni …pas la peine de continuer...
Qu’est ce que j’ai perdu ? du temps, de l’énergie et de l’espoir. Ce que j’ai gagné? la force? la persévérance? vivre la vie comme une lutte continue? mais qu'est ce que la vie finalement? un voyage ou un départ?